L’arrêt prolongé d’une pompe de piscine pendant l’hiver provoque souvent des pannes au redémarrage, même sur des équipements récents. L’eau stagnante favorise la corrosion interne et l’accumulation de dépôts invisibles, compromettant les performances dès la reprise de la saison.
Certaines régions imposent des protocoles d’hivernage différents selon les températures et la fréquence des gels, rendant les conseils universels peu fiables. Des erreurs courantes, comme la négligence des joints ou l’oubli de vidanger certains circuits, entraînent chaque année des interventions coûteuses.
Pourquoi la pompe de piscine mérite une attention particulière en hiver
Quand l’automne s’installe, la pompe de piscine devient le maillon faible d’un écosystème exposé aux coups de froid. Le gel, en embuscade, peut fissurer les canalisations, mettre à mal les joints et précipiter la défaillance de la mécanique. Même la pompe à chaleur n’est pas épargnée : elle redoute autant ces nuits glacées qui sapent sa robustesse.
S’occuper de la pompe, c’est protéger tout le réseau hydraulique. L’hivernage ne se résume pas à une simple formalité ; il agit comme un bouclier invisible qui repousse les dégâts saisonniers. En prenant ces précautions, la pompe de filtration, le local technique et les équipements périphériques gagnent quelques années de tranquillité, tandis que la qualité de l’eau reste sous contrôle. Car sans circulation, l’eau tourne vite à la soupe d’algues et de bactéries, surtout si la filtration ne colle pas à la température ambiante.
Voici les points clés à garder en tête pour une protection efficace :
- L’hivernage protège la piscine et ses équipements du gel : il ne s’agit pas d’une formalité, mais d’une nécessité concrète.
- Le gel reste l’ennemi numéro un de la pompe de piscine, du local technique et de la pompe à chaleur.
- La qualité de l’eau dépend de trois leviers : filtration, traitement chimique et température. À surveiller de près, surtout l’hiver.
En hiver, la piscine adopte un autre rythme. Certains dispositifs doivent s’arrêter totalement, d’autres simplement ralentir. Le choix entre hivernage actif et passif se fait selon le climat, la fréquence des gels et la configuration de votre équipement. Face à une nuit de gel imprévue, la pompe de piscine n’est jamais totalement en sécurité. Mieux vaut anticiper pour éviter les mauvaises surprises à la belle saison.
Hivernage actif ou passif : quelle méthode choisir selon votre situation ?
Le mode d’hivernage détermine la façon dont la pompe de piscine traversera les mois froids. Deux grandes options coexistent : hivernage passif et hivernage actif. L’hivernage passif, à privilégier dans les régions où le gel s’installe durablement, consiste à stopper la filtration, purger les équipements et sécuriser la piscine avec des accessoires adaptés. Cette méthode radicale met la pompe et les installations à l’abri lorsque le froid ne lâche pas prise.
L’hivernage actif s’adresse aux zones où les vagues de froid sont plus modérées ou passagères. Ici, la pompe de filtration reste en marche, mais à un rythme restreint : quelques heures par jour pour éviter que l’eau ne stagne, tout en limitant la prolifération des algues. Ce mode suppose une attention plus régulière à la qualité de l’eau et l’usage d’un produit d’hivernage adapté.
Pour bien distinguer ces deux approches, voici un récapitulatif :
- Hivernage passif : filtration à l’arrêt, équipements vidangés, protection avec une bâche, flotteurs et accessoires comme le gizzmo.
- Hivernage actif : filtration réduite, surveillance fréquente, traitement préventif de l’eau.
Faites votre choix en fonction du climat et des contraintes techniques de votre installation. Le sort de la pompe de piscine en dépend, tout comme la sérénité de la remise en route au printemps.
Étapes essentielles pour préparer et protéger votre pompe de piscine durant l’hiver
L’hivernage commence par un nettoyage complet. Il faut s’attaquer à tous les éléments : pompe de piscine, panier, préfiltre, corps de pompe. Une eau propre et équilibrée limite les dépôts et assure une reprise sans souci. Ajustez le pH pour éviter corrosion et tartre, puis poursuivez avec la vidange si l’hivernage passif s’impose.
Dans les régions soumises au froid, chaque canalisation et chaque pièce devient vulnérable. Débranchez la pompe de filtration, videz-la soigneusement, puis rangez-la dans un endroit sec, à l’écart du gel. Protégez les arrivées d’eau à l’aide de bouchons d’hivernage, installez des flotteurs dans le bassin et recouvrez l’ensemble avec une bâche d’hivernage. Les accessoires type gizzmo absorbent la pression de la glace et préservent les skimmers.
Pour l’hivernage actif, limitez la filtration quotidienne : appliquez la règle du tiers (température de l’eau divisée par trois, en heures de filtration par jour). Ajoutez un produit d’hivernage pour contenir la prolifération des micro-organismes. Un coffret hors gel prend le relais : il déclenche automatiquement la pompe dès que la température chute, pour éviter que la glace ne s’installe.
La pompe à chaleur demande elle aussi de l’attention. Vidangez-la, coupez l’alimentation, fermez les vannes du by-pass. Couvrez-la à l’aide d’une housse d’hivernage ou d’un cache spécifique. Même en plein hiver, gardez un œil sur l’ensemble du système pour détecter rapidement d’éventuels soucis.
Conseils pratiques et erreurs à éviter pour un hivernage sans souci
La température de l’eau dicte le calendrier : ne démarrez l’hivernage que lorsque l’eau passe sous les 12°C. Ce seuil freine la croissance des algues et bactéries. Agir trop tôt, c’est s’exposer à une eau qui se dégrade avant la fin de la saison froide ; trop tard, et le gel risque de surprendre la pompe de piscine et tout le circuit.
Avant de mettre la piscine en sommeil, voici ce qu’il faut impérativement vérifier :
- Mesurez et ajustez le pH pour éviter toute mauvaise surprise.
- Nettoyez en profondeur paniers, filtres et parois du bassin.
- Ajoutez un produit d’hivernage pour enrayer la prolifération des micro-organismes.
En hivernage actif, réduisez la filtration selon la règle du tiers. Gardez un œil sur la limpidité et le niveau de l’eau. Si une période de froid intense s’annonce, le coffret hors gel s’occupe de relancer la pompe, empêchant tout risque de blocage par la glace.
Si vous optez pour l’hivernage passif, vidangez complètement la pompe de filtration et protégez chaque circuit avec bouchons, flotteurs et bâche adaptée. Rangez la pompe dans un lieu sec. La moindre poche d’eau oubliée peut provoquer des dégâts irréversibles.
Anticipez déjà la remise en service : prévoyez un nettoyage approfondi du bassin, contrôlez la pompe à chaleur, réajustez le pH et préparez un traitement choc dès le retour des beaux jours. Un hivernage soigné, c’est la promesse d’une saison sans mauvaises surprises et d’une eau limpide dès les premiers rayons du printemps.

